rangé ses propres ambitions dans une boîte, sans bruit. Elle a quitté la fac, enchaîné les petits boulots, appris à faire durer un billet de vingt euros comme s’il s’agissait d’une denrée rare. Et chaque fois, elle me disait, avec ce calme qui aurait dû m’alerter : “Ne t’inquiète pas, tout va s’arranger.” Pendant ce temps, je remplissais des classeurs, je passais des examens, je grimpais les échelons. Je ne me suis jamais demandé comment l’herbe pouvait être si verte sous mes pas.
Le jour de ma remise de diplôme, j’étais