ans, il les connaissait tous par leur nom, pouvait les distinguer de loin, chose qui m’était impossible, et parlait de leur tempérament respectif avec la précision de quelqu’un décrivant ses amis les plus proches. Il savait lesquels étaient audacieux et lesquels étaient prudents, lesquels avaient un vaste territoire et lesquels préféraient rester près de leur nid, lesquels étaient stables sous la pluie et lesquels préféraient le ciel dégagé.
Il les appelait ses lettres volantes.
Un pigeon voyageur, nous avait-il dit un jour, l’été où j’avais neuf ans et Daniel onze,