suis pas pressé.
Chaque matin, j’ouvre le pigeonnier à six heures et demie et j’observe les oiseaux qui survolent la cour en spirales de plus en plus larges, signe qu’ils s’orientent, qu’ils découvrent le monde, qu’ils y trouvent leur place. Chaque matin, Edmund vient se poser sur la planchette et me regarde avec le calme d’un oiseau qui a transmis son message et sait qu’il a été reçu.
Il n’oublie jamais d’où il vient.
Moi non plus.
J’ai trouvé le cahier marron.
J’en ai commencé un nouveau.
Même format, mêmes