te chercher. Tu as déjà gâché assez d’années de ta vie.
« Je vais venir te chercher. »
Quand mon père avait décidé quelque chose, rien ne pouvait l’en détourner.
Alors je lui ai donné mon adresse.
Quatre heures plus tard, on a frappé à ma porte.
— Prépare tes affaires.
Ce furent les premiers vrais mots que mon père m’adressa depuis cinq ans.
Pas « Bonjour ».
Pas « Comment vas-tu ? »
Même pas « Tu as bonne mine ».
Juste :— Prépare tes affaires.
Il se tenait devant mon appartement, les mains dans les poches de son manteau,