Deuxième partie de l’histoire…
Le document jauni tremblait entre mes mains calleuses, tandis que la vive lumière de la lampe à pétrole illuminait l’encre noire délavée. J’avais quarante et un ans, et pourtant, debout dans la grange, je me sentais aussi dépouillé de ma dignité que le jeune homme de dix-neuf ans vendu à un inconnu pour y travailler. Ce papier était un contrat officiel, établi bien avant que je ne mette les pieds dans cette maison, portant la signature audacieuse et arrogante de mon père et une copie falsifiée