Je n’aurais jamais imaginé qu’une simple invitation à prendre un café me mettrait face à face avec quelque chose que je croyais avoir perdu depuis plus de vingt ans.
Dès que j’ai franchi le seuil du salon d’Arthur, je me suis arrêtée.
Mon sac à main a glissé de mon épaule.
Pendant plusieurs secondes, je n’ai rien entendu.
Pas la bouilloire dans la cuisine.
Pas l’horloge derrière moi.
Je ne voyais que le tableau au-dessus de sa cheminée.
Un petit chalet au bord d’un lac.
Deux pins penchés vers l’eau.