devenue infirmière.
— Oui.
— Ta mère disait toujours que tu le deviendrais.
Je l’ai regardé.
— Et toi, tu t’es marié ?
— Finalement, oui.
— Tu as été heureux ?
Il a réfléchi un peu.
— Certaines années.
J’ai ri.
Avant que nous nous séparions, il a dit :
— Pardonne-moi, Samira.
Je comprenais ce qu’il me demandait.
Pas de lui pardonner de m’avoir aidée à partir.
Mais d’avoir un jour accepté de participer à une situation dont j’avais dû m’échapper en fuyant.
— Je comprends.
Ce n’était pas un pardon complet.
Mais cela m’a suffi.
Quand je suis