pâle, seule dans son petit appartement. À l’hôpital, le diagnostic a été un électrochoc. Les médecins m’ont expliqué qu’elle repoussait ses soins depuis des années, qu’elle avait épuisé son corps à force de travail et de privations. Pourquoi ? Parce que chaque euro qu’elle gagnait, elle me l’envoyait. Ce n’était pas une aide familiale ordinaire. C’était le fruit de ses doubles journées, de ses nuits à la gare, de ses sacrifices invisibles. Pendant que je collectionnais les médailles, elle vendait ses propres rêves pour financer les miens.
Ce jour-là, toute ma