aimée. La preuve qu’elle compte. La preuve que je la choisirais encore et toujours. »
C’est ainsi qu’ils aimaient : en silence, fidèlement.
Même quand grand-père n’allait pas bien, les fleurs arrivaient toujours. Certains samedis, je l’emmenais moi-même. Il restait là des heures, à choisir soigneusement le bouquet parfait, comme si ce choix était plus important que tout.
Grand-mère feignait toujours la surprise, bien qu’elle connaisse le rituel par cœur. Elle inspirait leur parfum, les arrangeait soigneusement, puis l’embrassait sur la joue.
« Tu me gâtes », disait-elle.
Il souriait. « Impossible. »
Il y a