une semaine, grand-père Thomas est décédé.
Il était malade depuis longtemps, sans jamais se plaindre. Un cancer, disaient les médecins : silencieux et insidieux. Grand-mère lui a tenu la main jusqu’au bout. Assise à leurs côtés, je regardais s’éteindre celui qui m’avait appris ce qu’était l’amour.
Lorsqu’il fut parti, le silence dans cette pièce devint insupportable.
Les jours qui ont suivi les funérailles se sont enchaînés sans que je m’en rende compte. Je suis restée avec grand-mère pour l’aider à trier ses affaires : des livres, des vêtements, les lunettes de lecture