présentée les mains vides, pas plus qu’elle ne se serait présentée dévêtue. Et elle s’arrêta, tout comme Misha l’avait fait, en me voyant assise sur ma chaise près du poêle.
« Mais qu’est-ce que tu fais, chérie ? » demanda-t-elle.
« Je finis le gâteau », ai-je dit.
« Je vois bien. Pourquoi fais-tu ça toute seule ? » Elle posa le plat couvert et observa la cuisine du regard. « Où sont tous les autres ? Où est Donald ? »
« Donald voulait un vrai anniversaire », dis-je. Même à ce moment-là, j’adoucissais encore mes propos. Je traduisais toujours son égoïsme en