semblait obscène, comme une blessure sur laquelle tu avais dormi.
Cette première nuit seule après la découverte, tu n’es pas restée à la maison. Tu as préparé un sac de toile, tu as conduit jusqu’à un hôtel près de l’aéroport et tu t’es assise, complètement habillée, sur l’édredon jusqu’à l’aube. Chaque bruit dans le couloir te tendait les épaules. Chaque fois que la climatisation s’allumait, tu sentais la moisissure et la putréfaction. Tu n’arrêtais pas d’imaginer le visage de Miguel quand il t’a dit de ne plus toucher au lit.