que cette robe devienne celle d’un projet trop grand pour nous. »
Je l’ai laissée parler.
Quand les gens ont eu peur longtemps, ils ont besoin d’aller au bout de leurs phrases.
Même quand ça fait mal.
« Et puis j’ai perdu du poids avec tout ça », a-t-elle ajouté en relevant les yeux. « La robe flotte un peu. Je me suis dit qu’il fallait peut-être la reprendre. Si ce n’est pas trop tard. »
Je lui ai demandé de l’enfiler.
Je suis allée chercher la couturière qui faisait nos retouches.
Lucette.
Soixante-cinq ans,